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- Notes impertinentes - par FL

- Notes impertinentes - par FL

janvier 09/Virginie/

Source image : Pinterest

Ah quelle aventure ! se hisser jusqu’à ce village perché dans la brume, après une route très maritime, se hâter sous toutes ces choses qui dégoulinent, branches, gouttières, toits, guirlandes lamentables survivant à Noël…et trouver un cocon bien chauffé, des lumières douces, une table garnie de délicatesses succulentes, galette des Rois,  chocolats et papillotes, et le parfum du thé vert à la menthe ! Merci à nos pilier-es (vive l’écriture inclusive !!)  qui nous dorlotent ainsi.

 

Cette réunion dédiée au « Moyen-Age » et qui a commencé par la mise en pièces de la formule a été riche d’apports très variés, de l’histoire « historique » aux légendes et aux biographies très romancées, chacune-un apportant sa contribution avec talent et drôlerie (voir le PV pour les détails). Nous avons salué d’acclamations bien méritées un nouveau-venu héroïque qui déboula aussi trempé que si le car l’avait largué dans le lavoir municipal. MES, qui nous avait emmenés dans sa découverte hallucinée du défilé de Roncevaux, est resté scotché dans la « Chanson de Roland », ne sortant de son hébétude alcoolique que pour jeter des pavés dans les mares, nous reprocher notre gourmandise et dégoiser ses incongruités habituelles. Je n’ai pas l’impression que le thé à la menthe lui réussisse. Le pompon de l’après-midi est indiscutablement revenu à N. qui nous a exposé les folies amoureuses de la belle Héloïse et du savant Abélard avec une délectation lubrique. Nous nous sommes donc délectés lubriquement avec un bel ensemble. Ce qui prouve, et d’un, que la lubricité n’empêche pas le rire (alors qu’on cesse de nous emm… avec la « tristesse post-coïtale » !) et de deux, que, s’il est difficile de parler la bouche pleine, il est très possible de rire avec le bec plein de frangipane.

Tous-tes ont souhaité faire une seconde session sur le thème, ces dames d’ « au-delà les clues » penchant pour le langage et la peinture, tel-le pour la poésie, tel-le pour l’architecture des « Trois soeurs », tel-le pour la gastronomie. Tant il est vrai qu’on ne liquide pas dix siècles de culture européenne et arabe en quelques Heures, si riches soient-elles…

 

Nous nous sommes séparé-es à regret, d’autant que pluie et vent se ruaient dans le val. Mais elle était froide et non glacée et lui plus alerte que vraiment agressif. Heureuse douceur (6°, pour St Auban, presque le printemps !). Si ce qui tombait en eau était tombé en neige, nous aurions dû dormir chez l’habitant, en espérant qu’au matin le chasse-neige veuille bien faire une trace. MES a plié le nouveau dans sa petite caisse des Eaux et Forêts, en principe pour lui faire regagner ses pénates, en fait, il l’a avoué plus tard, pour lui faire voir le pays. Tout et n’importe quoi ! La nuit se pointait avec précipitation, toutes ces masses plombées lâchaient leur cargaison au ras du sol, le vent vous rentrait sous le chandail, brouillards ou nuages, on ne sait, roulaient dans un paysage gommé. Le beau tourisme en vérité ! «  Là, en principe, il y a un ravin, et là une falaise, ici des chênes, là un étang. Au bout de la vallée on admire, d’ordinaire, la crête du Castellaras, et plus près c’est le Baouroux, enfin, le pied du Baouroux,  même les éclairs qui se rapprochent ne l’éclairent pas, dommage. Ouais, ils se rapprochent même drôlement vite. Terminé ! ».

 

Il faut avoir connu la souffrance de ce dernier été, si chaud et si sec, qui a ruiné cultures, prés et jardins, et affamé la faune de plume et de poil, pour se réjouir autant  de l’eau du ciel. Vive l’hiver dans notre haut-pays plein de contrastes et toujours beau à couper le souffle ! Finalement MES n’est, peut-être, pas aussi cinglé qu’il en a l’air…

 



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Commentaires/ 6

  • Portrait de Amélie
    Amélie (non vérifié)
    jan 09, 2018, 14:59-répondre

    Bonjour et Bonne Année à tous et à toutes ! contente d’être sortie de 2017, surtout la fin dans le genre épuisant. F.L. je suis désolée de commencer l’année par une critique. Mais vraiment je ne m’attendais pas à ce que tu sois aussi formatée que les autres ! Comment ça « la belle Héloïse et le savant Abélard » ??? « la savante Héloïse et le bel Abélard » aurait été plus juste ! Héloïse était sans doute belle et jeune - surtout pour un mec qui à 34 ans est en plein âge mûr pour l’époque -, mais c’était surtout une des premières femmes « savantes », esprit brillant, déjà connue pour son érudition et ses chansons. Si elle n’avait eu que sa beauté, elle n’aurait pas intéressé longtemps le beau Pierre à qui les femmes tombaient dans les bras (paraît-il). Ils ont eu une liaison brûlante, mais ils faisaient aussi la paire sur le plan intellectuel. Je n’ai pas lu les Lettres : entremêler la « lubricité » comme tu dis et des propos ésotériques sur la théologie, l’exégèse, la philosophie et tout et tout, trop fort pour moi… Abélard a été mutilé mais Héloïse aussi l’a payé cher, son grand amour ! Mariée contre son gré et en secret, ce qui est drôlement humiliant, larguée dans un couvent, obligée d’abandonner leur fils, persécutée, calomniée, jetée de son refuge, planquée à droite et à gauche, obligée de demander la protection de son époux légitime et enterrée finalement sous son corps (!!!). Et surtout complètement oubliée alors qu’elle était un des meilleurs cerveaux de son temps. Alors, excusez moi, mais je trouve que ce n’est pas bien de l’expédier en deux adjectifs. Et quelle vulgarité et quelle goujaterie de se permettre d’intituler un livre « Héloïse ? ouille ! » Vraiment ça fait honte !

  • Portrait de La peau sur les os
    La peau sur les os (non vérifié)
    jan 09, 2018, 14:59-répondre

    je suis bien contente que tu le dise, je le pensais aussi mais je ne savais pas comment le dire. C’est sur que « la belle H et le savant A » ça m’avait fait tiquer. Comme si les femmes ne pouvaient être célèbres que par leur beauté. Comme si le savoir était réservé aux hommes. Ce qui m’a aussi fait râler c’est que la vie d’Héloïse a été bouzillée mais que lui, moine ou pas moine, il a continué sa carrière d’emmerdeur surdoué. Attention, j’ai pas dit que c’était bien d’avoir coupé les c… de ce type. Ca a du lui faire vachement mal et c’était dangereux sans antibiotiques. Mais il est gagnant dans l’histoire non ? toute la célébrité est pour lui ! Bonne année au club et au blog !

  • Portrait de MES
    MES (non vérifié)
    jan 09, 2018, 14:59-répondre

    Ah ! quel plaisir de retrouver nos féministes, toujours aussi passionnées. Où étiez-vous passées, ô jeunes filles, comme dirait Pierre (le nôtre, pas Abelard), vous nous avez manqué ! Comme j’aurais aimé que quelqu’un d’aussi pugnace vienne me défendre moi aussi, qui suis encore accusé de tares innommables. Si je te tenais, Un de l’Es, qui as lancé cette rumeur infâme, je te noierais dans le siau-à-fleurs !

  • Portrait de F.L.
    F.L. (non vérifié)
    jan 09, 2018, 14:59-répondre

    Je suis impressionnée ! quelle véhémence ! A ma connaissance, c’est bien la première fois qu’on traite le "Grand Abélard" d’ « emmerdeur surdoué » ! Continuez comme ça, les cadettes, refaites 89, et dans moins d’un siècle la cause des femmes sera complètement oubliée. Pourvu qu’on ne parle pas à ce moment-là de la cause des hommes… Peut-être qu’ayant enfin gagné sa guerre, l’autre moitié de l’espèce humaine se montrera plus sensée que ceux qui ont voulu l’opprimer et ne fera pas les mêmes erreurs qu’eux…

  • Portrait de ZokZok
    ZokZok (non vérifié)
    jan 09, 2018, 14:59-répondre

    arrêtez un peu de dire du mal de MES ! J’ai pas l’impression qu’il boit. Et moi je l’aime bien, c le seul qui me répond quand j’ai des questions. S’il était pas là je pourrais toujours attendre. Et là j’en ai une de question. C quoi les trois sœurs ? votre blog c pire que les mots fléchés !

  • Portrait de Un de l'Escouissier
    Un de l'Escouissier (non vérifié)
    jan 09, 2018, 14:59-répondre

    Les « Trois sœurs » ? les trois abbayes cisterciennes construites en Provence au Moyen Age : Silvacane (malheureusement en ruines), Le Thoronet (déconsacrée mais qui est bien entretenue et se visite. On y donne de très beaux concerts), et Sénanque (superbe et où il y a toujours un monastère). Tu vois Zokzok que tes questions ne restent pas sans réponse ! T’inquiète pas trop pour MES, il a de la défense. Plus que le père Noé qui avait quand même de bonnes raisons pour siffler quelques bouteilles : quarante jours et quarante nuits de pluie à verse, il y a de quoi te donner le cafard, non ? regarde ici : il pleut un jour ou il tombe trois flocons ou il y a un peu de vent dans les cheminées, et tout le monde hurle à la fin du monde !


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