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- NIGHT LETTERS (Lettres de Venise) Robert DESSAIX - par Béasihono

- NIGHT LETTERS (Lettres de Venise) Robert DESSAIX - par Béasihono

février 14/Virginie/

                                                    source image : Pinterest

Romancier et autobiographe australien contemporain, Robert Dessaix se met à l'écriture après avoir appris sa séropositivité.

Cet ancien professeur de russe, est également producteur de radio à Sydney, traducteur, essayiste et enfin auteur. C'est une figure emblématique de la littérature australienne.

A la recherche d'un roman mettant en scène Venise, je suis "tombée" par hasard sur cet ouvrage...  l'auteur m'était par ailleurs inconnu - après en avoir lu le résumé j'ai décidé de le lire.

Le héros du roman (peut être l'auteur ?), apprend qu'il est atteint d'une maladie incurable et il nous livre cette pensée "Eh bien il me faut à présent ensorceler le temps et non pas le dépenser inutilement. Il explique aussi qu'il ne pourra plus avoir de projet et qu'il va vers la décrépitude, mais il le fait avec pudeur et poésie.

Ce roman se découpe en 3 parties composées de 20 lettres nocturnes destinées à un correspondant dont on ne connait pas le nom. Elles sont écrites à Venise où il est en villégiature.

A travers ces écrits on fait connaissance avec le folklore, les mythes - les us et coutumes de Venise ou du Nord de l'Italie à travers les époques. Il évoque Marco Polo, l'enfer de Dante, Casanova, Anna Karénine et bien d’autres. Il nous donne envie de relire ces œuvres.

Chaque lettre est l'occasion de se référer à une situation, une rencontre, une anecdote, une réflexion sur un sujet grave ou plus léger. On ne s'ennuie pas à cette lecture. C'est une mise à nu d'un homme qui se sait condamné à plus ou moins longue échéance, mais qui sait manier l'humour malgré tout. Les perspectives d'une fin prochaine induisent un autre regard. En ce qui le concerne il trouve une certaine consolation dans la philosophie, l'art, et des rencontres enrichissantes. Une de ces rencontres a lieu avec une aristocrate anglaise qui porte une amulette indienne de toute beauté dont l'histoire remonte au XIIème siècle. Cette anecdote est pleine de péripéties et de mystère angoissant car elle semble être maléfique. La deuxième rencontre a lieu avec un professeur d'Allemand qui lui livre une anecdote remontant au XVIème siècle à Venise dans le monde des courtisanes, et plus particulièrement une tranche de vie d'une jeune courtisane, une certaine Camille dont le "souteneur" est sa propre mère... La jeune femme met fin à cette carrière mouvementée et disparait à jamais.

Les dernières lignes ressemblent à une photo lorsqu'il envoie à son correspondant une carte postale représentant "la femme qui marche", une  sculpture de Giacometti, avec cette simple mention "j'arrive" laissant penser qu'il envisage son retour en Australie.

 

 



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